Le lieu de travail devient plus tendu et les collègues ne cessent de s'insulter, les relations avec la hiérarchie deviennent presque insurrectionnelles. Je regarde cela sans grande passion - même si j'imagine que je suivrais une grève locale par conformisme.
Vu un épisode de Dr Who avec le Neuvième Docteur (la saison de 2005). les trucages étaient nuls et l'histoire autoparodique presque aussi ringarde et/ou décalé qu'un épisode de Superdupont mais c'est la première fois que j'arrive à voir un épisode du Docteur sans être entièrement accablé par l'ennui. Je me demande quelle différence la télé britannique a par rapport aux canons américains mais même la série de 2005 est définitivement différente et mal rythmée. L'acteur Christopher Eccleston est une sorte de Joker grimaçant, qui ferait presque plus petit truand que les personnages flamboyants d'autres incarnations. Je continue à trouver que le dernier des Timelords est trop flou dans ses capacités, ce qui permet des Deus Ex Machina. Ici, le Docteur sauve l'Angleterre envahi par des aliens, les Slitheens ("Raxacoricofallapatoriens", qui ressemblent à une version sombre ridicule d'E.T.), en trouvant un peu facilement leurs vulnérabilités dignes d'un comic book de l'âge d'argent (ils explosent au contact de... l'acide acétique). Je me demande si les fans de Dr Who y voit autre chose que de la nostalgie pour leur enfance. Ce ne peut être la continuité de l'univers, qui change sans cesse en raison des paradoxes temporels (et je n'ai jamais compris comment les Britanniques pouvaient s'intéresser aux Daleks, par exemple).
Mardi 23 Frédéric II, jour de Benjamin Franklin (tiens, je l'aurais vu plus en scientifique aufklärer qu'en politicien, même s'il était les deux).
J'écris cela depuis le centre PubliPhone à côté de chez moi, où la plupart des clients sont des Africains téléphonant chez eux.
Je n'ai pas encore mangé aujourd'hui, restant toute la journée dans mon établissement pour le traumatisme des fins de trimestre (et je risque d'être en retard pour tout finir avant demain 12h30). J'ai dû annuler le travail de demain, je n'arrive plus à faire de nuit blanche pour rattraper mes retards. Il est bizarre à quel point un travail bâclé me paraît maintenant exemplaire quand le retard n'est que de 24h.
J'ai accepté une heure sup par semaine jusqu'en décembre (en l'occurrence en partie par culpabilité après les sorties de Ségolène Royal).
Dîner d'anniversaire de ma soeur hier. Je croyais être très souriant mais elle m'a reproché de ne pas lui remonter le moral. Comme si c'était à moi qu'on pouvait demander cela.
Oh, je regarde mes GoogleAds et je vois encore une pub pour N.S. et son huhémpé. J'ai l'impression de n'avoir que ces messages depuis deux ans sur le blog. Ils ont dû vraiment acheter énormément de mots-clefs déprimants...
Bien que je n'aie plus Internet, ce n'est pas entièrement une raison pour ne plus parler de comics du tout, même si je ne les ai pas ici au bureau. La dernière chronique sur les comics DC fut écrite quelques heures avant la fin de ma connexion il y a 21 jours.
Dans le 27, l'Elongated Man retrouve le Spectre qui lui propose de se venger de Jean Lonring. C'est une bonne histoire effrayante du Spectre mais je ne vois pas l'intérêt pour Ralph Dibny.
Dans le 28, la résurrection de Red Tornado - qui crie toujours "52" - s'avère une fausse piste de plus.
Dans le #29, la JSA se dissout de manière un peu ridicule. S'il n'y a plus de JLA la JSA ne désirerait-elle pas au contraire encore plus rester active ?? Steel découvre que les méta-pouvoirs financés par Luthor ne sont pas permanents.
Firestorm #31 : pas trop mal mais les dessins sont particulièrement ratés, peut-être mal encrés ou bâclés par Igle et Champagne qui partent ? B-
Green Lantern #14 : Zut, je l'ai acheté en double. Pas passionnant. Hal regrette d'avoir bêtement eu son aventure où il avait laissé de côté son anneau. Et il a raison, c'est idiot et impardonnable... Quelle drôle d'idée de scénario. Oh, et le fils d'Abin Sur vient réclamer l'anneau de son père. Bof. C
Green Lantern Corps #6 : Après la Planète vivante Mogo qu'on voyait tout le temps, la Cité vivante. Ca se répète un peu. Dessins agréables de Dave Gibbons et Michael Bair. B-
Omega Men #2 : Les dessins d'Henry Flint me rendent presque aveugle. Non, ce n'est pas un compliment indirect. Oh, et je ne comprends rien à l'histoire. D
Supergirl #11 : Just one word: Eeeww... Entre Supergirl qui dit qu'elle ressent seulement une amitié fraternelle avec Arsenal mais que cela n'interdit pas l'inceste ou les scènes de violence complètement déplacée dans un comic de ce genre, c'est abominable. Ce comic explore une sorte de profanation du personnage en ne cessant d'en rajouter dans la noirceur des situations. Oh, et le personnage de Power Boy (avec une fenêtre sur sa poitrine comme Power Girl) est l'un des plus grotesques jamais vus. L'enseigne de tout ce qui ne va pas dans les comics. F
Oh, et en passant, ce n'est pas du puritanisme (ou alors je serais vraiment un hypocrite alors qu'il m'arrive même d'acheter Tarot the Witch of the Black Rose de Jim Balent, qui n'est en réalité que du soft porn à peine déguisé). Je n'ai rien contre des comics titillating ou gore mais pourquoi y mêler un personnage comme Supergirl ? Et pourquoi la réduire ainsi à une ado mi bimbo qui ferait passer Paris Hilton pour une intello, mi psychopathe sadique ?
Supergirl and the Legion of Super-heroes #24
On prépare le départ de Supergirl, qui doit bien finir par revenir au XXe siècle, et l'arrivée de Mon-El / Lar Gand / Valor le Daxamite prisonnier dans la Zone Fantôme depuis 1000 ans. La nouvelle Légion (version 3.0) n'est pas plus mauvaise que la version 2.0 mais j'ai un peu l'impression que Mark Waid ne voit pas trop quoi leur mettre à part de grandes batailles épiques avec des douzaines de supervilains aux motivations assez floues. Mais pour une fois, on a l'impression que l'équipe est à nouveau une équipe d'amis, ce qu'on avait un peu oublié depuis le Reboot qui en faisait un organisme politique. B
Teen Titans #30 : Ils trouvent le traître et sans trop spoiler, on s'en fout un peu puisqu'on ne connaissait pas vraiment la personne en question et que sa trahison nous laisse donc froids. Sans doute un hommage au cross-over de 1991, Armageddon 2001 où on se fichait aussi de qui était le futur traître. B-
Uncle Sam & the Freedom Fighters #5 : Pas léger dans la parabole anti-Bush et un peu trop gratuitement gore mais quand même assez amusant (avec même le retour d'une nouvelle version de Red Bee, un héros complètement ridicule qui contrôlait les abeilles et qui est remodernisé de manière très convaincante). Toujours mon comic DC favori en ce moment avec 52. B+
Wonder Woman #3 :
Le #2 était le 23 août, la série est donc devenue trimestrielle...
Les dessins de Terry Dodson ne déçoivent pas (même si on ne peut pas nier parfois le goût pour les Cheesecakes un peu inévitables, mais cela ne contredit pas vraiment le personnage). L'histoire est assez traditionnelle avec encore une fois le retour de Circé - encore - qui est représentée de manière plus impressionnante que d'habitude, plus la Déesse titanesque qu'une simple sorcière. Pas mal. B
Sinon, à part ça mes lectures les plus amusantes ont été Epicurus The Sage de Messner-Loebs et Kieth, malgré quelques caricatures pas terribles (j'ai bien aimé l'ironie irrévérencieuse sur Socrate mais sur Aristote, c'était un peu léger de le voir en a prioriste coupé du réel) et le Action Philosophers avec Aristote et Epictète (en revanche les Présocratiques n'étaient pas terribles).
Cela fait presque exactement un an que je dois appeler le plombier. Ma machine à laver fonctionne mais je ne l'utilise plus depuis un an à cause du robinet d'arrivée d'eau. 52 semaines à aller au lavomatic et je suis désolé de n'y avoir trouvé aucun Jean Rochefort. Au moins entre les deux, j'ai eu un travail stable et j'ai enfin pensé à payer une assurance pour l'appartement qui était resté non-assuré depuis quelques années.
Cela fait aussi un mois que je suis sans téléphone (23/10) et 3 semaines que je suis sans Internet (3/11). Il est temps de refaire le lien. Je voulais m'en occuper mercredi, seul jour où j'aurais du temps mais j'ai perdu ma dernière facture - c'est assez étrange d'ailleurs comme acte manqué, c'est celle qui atteste que j'ai tellement bien remboursé France Télécoms qu'ils me doivent maintenant de l'argent...
Voilà, ce Blog est en train de s'enfermer depuis un mois dans des comptes d'apothicaire pour me rassurer un peu de mes angoisses à ce sujet. Je disais que je voulais une tutelle administrative et la publicité du blog est en train de jouer le rôle du livre de compte pour redonner une structure à cette procrastination vertigineuse.
Sakura :
Pro : Très similaire à moi en un sens, mais en plus énergique. Intellectuelle. Politisée. Laïque.
Con : Trop similaire à moi en un sens, angoissée, nos névroses risqueraient de s'additionner, sens de l'humour un peu passable. A l'air de me considérer avec autant de passion qu'une union arrangée ou comme simple pis-aller mieux que la solitude.
Elfriede :
Pro : Plus sensuelle, plus fantaisiste et plus drôle sans doute.
Con : Pas politisée. Trop aventureuse, s'ennuierait très vite avec moi. Goûts différents, déteste Paris. Bien qu'elle ne suive plus sa religion a l'air d'avoir gardé un attachement à une spiritualité vague. Ne semble plus témoigner le moindre intérêt depuis que j'eus la bonne idée de l'inviter en même temps que Sakura, ce qui était peut-être mon but inconscient.
Koronis :
Pro : A la fois l'humour, une douceur et une étrange absence de névrose. Mêmes études même si nos idéologies sont opposées.
Con : M'a toujours considéré uniquement comme un ami et vit avec un type qui a l'air relativement parfait. C'est définitivement mort comme l'enseigne bien la célèbre et misogyne Théorie des échelles.
C'est curieux comme en l'écrivant le résultat me paraît moins équilibré que lorsque je l'énumérais seulement dans la tête...
Je parlais l'autre jour des paroles sinistres du générique de MASH.
Mais il y a d'autres paroles jamais jouées et qui ont peut-être même été écrites pour ne pas être jouées : Gene Roddenberry avait écrit ces paroles seulement pour pouvoir prendre 50% des royalties de la musique de Star Trek par Alexander Courage, qu'elle soient jouées ou non.
Et franchement, ils ont bien fait en tout cas de ne pas l'utiliser, tant ces paroles auraient insisté sur le côté érotomane de Pulps du Capitaine James Tiberius Kirk ("strange love a star woman teaches" ??, on dirait presque du Philip José Farmer) :
Beyond
The rim of the star-light
My love
Is wand'ring in star-flight
I know
He'll find in star-clustered reaches
Love,
Strange love a star woman teaches.
I know
His journey ends never
His star trek
Will go on forever.
But tell him
While he wanders his starry sea
Remember, remember me.
Je me suis stupidement bourré d'aspirine vitamines C hier soir, ce qui fait que je ne me suis pas endormi avant 2 heures du mat pour me lever à 5h30. Curieusement, j'ai finalement presque mieux travaillé que d'habitude ce matin parce que je n'essayais même pas de bien le faire et que du coup tout était plus simple. Certaines de mes clientes avaient plus de sollicitude que je ne l'aurais imaginé en me voyant hagard avec des sillons de cernes encore plus insondables que d'habitude (j'ai un peu peur un jour que mes yeux disparaissent derrière des poches ou valises qui me feront ressembler à Emmanuelli, mais je ne vais quand même pas rêver à une blépharoplastie).
Mercredi soir, j'ai soudain tellement haï mon appartement que j'ai couru vers un Internet café à 5 euros l'heure à côté de chez moi pour y recopier le Canard enchaîné sur un autre forum.
Oh, ça y est, j'ai enfin payé mes impôts, pour la première fois depuis 2003. Cela faisait 1500 euros de retard. Maintenant, il serait bon que je trouve le courage de me reprendre un téléphone, et le reste.
Je suis toujours dans un dilemme moral avec Sakura. Si je suivais l'impératif catégorique (troisième formulation, la version téléologique - Handle so, daß du die Menschheit sowohl in deiner Person, als auch in der Person eines jeden anderen jederzeit zugleich als Zweck, niemals bloß als Mittel brauchest), il est évident que je lui dirais que j'apprécie sa compagnie mais que je laisse plâner une ambiguïté sur la possibilité d'approfondir cette relation uniquement pour des raisons génériques schopenhaueriennes et parce que je préfère encore une telle ambiguïté à l'Einsamkeit (il faut que j'arrête avec le grec et l'allemand).